14 h 30 à 16 h

Activités au choix (1/2)

Se frayant un chemin à travers des rizières et des cours d’eau, des centaines de personnes qui fuient les violences sévissant dans le nord de l’État de Rakhine au Myanmar arrivent chaque jour au Bangladesh. Le conflit a poussé à l’exode plus de 600 000 personnes, dont des personnes âgées, des femmes, des enfants et des nourrissons.

Près de 200 personnes ont perdu la vie lors de la longue et difficile traversée de la mer et d’autres cours d’eau en vue de trouver refuge dans l’un des camps installés au Bangladesh, principalement à Cox’s Bazaar.

Devant une crise humanitaire aussi complexe qui entraîne d’importants mouvements de population, que pouvons-nous faire? Lors de cet atelier, les conférenciers et animateurs dresseront un portrait de la situation et inviteront les participants à réfléchir à des solutions humanitaires respectant le droit international et répondant aux enjeux de sécurité des travailleurs humanitaires


Intervenantes

Sophie Rondeau

Sophie Rondeau est diplômée de la Faculté de droit de l’Université de Montréal, titulaire d’une maitrise en droit international de l’Université du Québec à Montréal, membre du Barreau du Québec et actuellement candidate au doctorat aux facultés de droit de l’Université de Genève et de l’Université Laval. Sa thèse porte sur les spécificités du droit international humanitaire en matière de sources.

Au cours des douze dernières années, Me Rondeau a travaillé dans le domaine de la justice internationale, des droits de la personne et du droit international humanitaire dans les institutions telles que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, Droits et Démocratie, la Croix-Rouge canadienne et le Concours Jean-Pictet. Ses publications traitent de réparation individuelle, pragmatisme et réciprocité, groupes armés non-étatiques, le rapport entre le DIH et la doctrine de la responsabilité de protéger, ainsi que les Principes fondamentaux du Mouvement de la Croix-Rouge.

Christine Persaud

Christine Persaud occupe le poste de conseillère en sécurité et en gestion du risque à la Croix-Rouge canadienne. Elle œuvre dans le domaine humanitaire depuis 1999.  D’abord comme coordinatrice de projets pour diverses ONG, elle effectue ensuite des évaluations et des formations en matière de sécurité. En 2006, elle devient gestionnaire de la sécurité à Care Canada et offre par la suite ses services à titre de consultante indépendante en sécurité et en sûreté.

En tant que rédactrice principale, elle sera responsable de l’élaboration de politiques de sécurité générales, de principes, de matériel de formation, de plans de sécurité et de documents d’orientation propres à divers pays, de plans de gestion de crises et de politiques et procédures en matière d’incidents impliquant des otages. Elle effectuera également un mandat à Affaires mondiales Canada au sein de la Direction de l’assistance humanitaire.

Elle compte deux importantes publications à son actif, soit Gender and Security: Guidelines for Mainstreaming Gender in Security Risk Management (2012) et NGO Safety and Security Training Project: How to Create Effective Security Training for NGOs (2014).

Elizabeth Hinton
Infirmière à la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles, déléguée humanitaire pour la Croix-Rouge canadienne

Elizabeth Hinton est une infirmière qui exerce présentement sa profession à la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles de Montréal (Québec). Elle détient un baccalauréat en sciences infirmières et a complété un microprogramme en santé internationale. Elle a également une formation en santé communautaire avec la Croix-Rouge en Norvège et au Zimbabwe. Elle a rejoint l’équipe de la Croix-Rouge canadienne en tant que déléguée médicale en 2011 et a effectué plusieurs missions à l’étranger au service de la Croix-Rouge et d’autres organisations.

En 2014, elle effectue sa première mission pour la Croix-Rouge canadienne en Sierra Leone au centre de traitement d’Ebola, ensuite, à Dhunche, après le tremblement de terre au Népal, à Haïti, à la suite de l’ouragan Mathieu. De plus, tout récemment, elle a été déployée afin de prodiguer des soins médicaux essentiels aux personnes touchées par la situation humanitaire extrêmement difficile au Bangladesh et au Myanmar.

Elle a également travaillé au Mozambique, fait des missions au Guatemala, au Sénégal, au Bénin, en mer Méditerranée et en République centrafricaine.


Cet atelier est offert par la Croix-Rouge canadienne.

L’automne dernier, l’affaire Weinstein aux États-Unis a déclenché une averse de dénonciations de harcèlement sexuel à l’encontre de personnalités publiques, y compris québécoises.

Quelques mois après le mouvement #moiaussi, quelles suites, quelles actions ou réponses ont été apportées? Est-ce que le mouvement est resté à l’étape de simple phénomène social lié au caractère éphémère des réseaux sociaux ou est-ce allé au-delà?

Venez participer à une discussion avec des experts et expertes qui auront l’occasion de vous partager des outils de recours et d’actions pour que nous puissions collectivement avoir un impact sur les suites du mouvement #moiaussi.

Animatrice

Marie-Hélène Gour
Professeur de psychologie au Collège de Maisonneuve, M. Ps. en psychologie des relations interculturelles, Université de Sherbrooke

Marie-Hélène Gour enseigne la psychologie au collège de Maisonneuve depuis 2006, où elle agit  aussi à titre de coordonnatrice du département de psychologie. Titulaire d’une maîtrise en psychologie des relations interculturelles de l’université de Sherbrooke, elle est aussi membre de l’ordre des psychologues du Québec. Elle s’intéresse de près aux questions liées aux relations interculturelles, au développement de l’enfant et à la psychologie de la sexualité. Elle est membre du comité contre les violences sexuelles du collège de Maisonneuve et s’implique activement au sein de divers comités et activités liés à la vie étudiante et à la vie collégiale de l’institution en question. En outre, la réalité et les enjeux que rencontrent et vivent les étudiants d’aujourd’hui lui tiennent à cœur.

Panelistes

Rose Crevier-Dagenais
Responsable du volet collégial de Sans oui, c’est non !

Grande féministe dans l’âme, Rose Crevier-Dagenais s’est impliquée dès le début de son parcours au collégial alors qu’elle étudiait en Soins préhospitaliers d’urgence au Cégep de Sainte-Foy. Elle a rapidement poursuivi son implication dans le domaine associatif et l’organisation de projets de coopération internationale, notamment comme paramédic au Kenya et en Inde. Par la suite, elle s’est impliquée deux années comme interne puis présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec, où elle a grandement participé à l’élaboration de la loi 151 pour contrer les violences à caractère sexuel sur les campus collégiaux et universitaires. Depuis mai dernier, Rose parcourt le Québec pour sensibiliser les étudiant.es à la notion de consentement et à la culture du viol avec l’organisme Sans oui, c’est non! où elle est responsable du volet collégial.

Me Sophie Gagnon
Avocate, Directrice générale de la Clinique juridique Juripop

Me Sophie Gagnon est avocate et directrice générale de la Clinique juridique Juripop, un organisme qui milite pour l’accès à la justice et qui offre des services juridiques abordables aux personnes exclues de l’aide juridique. Elle intervient régulièrement dans les médias en lien avec des questions d’actualité juridique et d’enjeux sociaux. Avant de se joindre à Juripop, Me Gagnon a pratiqué le litige civil et commercial chez Norton Rose Fulbright. Me Gagnon est activement impliquée dans sa communauté et s’intéresse particulièrement aux questions relevant de l’égalité homme-femme et de la sphère publique. Elle siège sur le Forum des femmes juristes de l’Association du barreau canadien – Québec, où elle milite pour sensibiliser la profession juridique au sexisme systémique. Elle est également administratrice d’Enfants transgenres Canada, qu’elle représente dans le cadre d’une poursuite constitutionnelle s’attaquant aux restrictions au droit de changer la mention de genre sur les documents d’état civil.

Ariane Litalien
Co-fondatrice de Québec contre les violences sexuelles

Originaire de Sorel-Tracy, Ariane a vécu une agression à caractère sexuel sur le campus de l’Université Harvard alors qu’elle en était à sa troisième de baccalauréat. Après avoir dénoncé son agresseur, qui vivait dans sa résidence, Ariane s’est battue pour dénoncer l’inaction de l’université face à la situation. En mars 2014, elle a publié un essai, intitulé « Dear Harvard: You Win, » qui a reçu une couverture médiatique nationale aux États-Unis. Depuis, Ariane a contribué à un projet de loi américain donnant des droits civils aux survivants d’agression à caractère sexuel aux États-Unis. Ariane a également contribué à un livre, « We Believe You, Survivors of Campus Sexual Assault Speak Out, » et partagé la scène avec Lady Gaga pour dénoncer la violence sexuelle sur les campus à la cérémonie des Oscars en 2016. Ariane est présentement étudiante en deuxième année de médecine à l’Université McGill.

Valérie Massicotte 
Chargée de projet, responsable de l’intervention et de la formation pour la campagne de sensibilisation Ni viande ni objet

Possédant un diplôme en Techniques de travail social ainsi qu’un Baccalauréat ès science spécialisé en intervention auprès des jeunes, en criminologie et en toxicomanie, Mme Massicotte a été intervenante en maison d’hébergement pour jeunes en difficultés, en maison des jeunes ainsi qu’intervenante de rue. Depuis 2016, elle déploie son expertise comme intervenante psychosociale au Cégep de Sherbrooke et comme responsable de l’intervention et de la formation pour la campagne de sensibilisation Ni viande ni objet. Son rôle consiste à créer et animer des ateliers, conférences et formations abordant différents aspects des violences sexuelles et des relations saines, et ce dans les institutions partenaires à Ni viande ni objet.

Depuis quelques années déjà, de nombreuses initiatives citoyennes basées sur l’usage des technologies se développent. Dans ce cadre là, les applications et autres plateformes numériques permettent notamment  aux citoyens engagés et impliqués dans leur communauté, de surveiller leur impact écologique et social.

Dans le contexte actuel, le développement d’initiatives citoyennes, alliant technologie et environnement, nous conduit à nous questionner. De quelle(s) manière(s) ces innovations techniques nous permettent-elles de nous réapproprier des pratiques plus soucieuses et respectueuses de notre milieu? En quoi notre mobilité, notre prise en compte de l’environnement et notre capacité à exercer notre citoyenneté en sont-ils impactés?

Dans le même temps, prenons-nous le temps d’anticiper et de questionner  les conséquences de l’usage de ces technologies dans des projets écologiques et sociaux? Est-ce qu’elles constituent toujours un levier positif?

Cette table ronde sera, pour vous, l’occasion de découvrir des initiatives concrètes et inspirantes développées à Montréal, et permettant aux citoyens de se réapproprier leur environnement par l’utilisation de nouvelles technologies. Qui sait, si ce n’est déjà le cas, peut être changerez-vous votre usage des technologies au profit de projets environnementaux!

Animatrice

Anne-Marie Le Saux
Professeure de sociologie, Collège de Maisonneuve

Anne-Marie Le Saux enseigne la sociologie au Collège de Maisonneuve depuis plusieurs années déjà. Détentrice d’une maîtrise en sociologie de l’art, elle poursuivra des études doctorales dans ce domaine. Elle est aussi membre des Nouveaux Cahiers du socialisme où elle a notamment coordonné un numéro sur l’art et le politique (2016). Elle a participé à quelques ouvrages collectifs, notamment par l’écriture d’un article dans « Les femmes changent la lutte » portant sur les femmes et le Printemps Québécois aux édition du remue-ménage (2012). Elle a également co-dirigé l’ouvrage collectif « L’essor de vos vies : parti pris pour la société et la justice » portant sur le néolibéralisme et l’éducation (2000). Elle est aussi membre et co-fondatrice des Profs contre la hausse (PCLH) pendant la grève étudiante de 2012.

Panélistes

Laure Cérisy,
Membre de la coopérative ALTE COOP

Diplômée en génie des systèmes urbains et en maîtrise en génie des infrastructures urbaines, Laure est une passionnée de la ville. Au cours de son cursus et de ses implications associatives, elle a développé un regard critique sur nos villes, notre société, notre gestion des entreprises et notre économie. C’est en rencontrant des personnes partageant des histoires similaires et des valeurs environnementales et sociales fortes, qu’elle a eu la chance de faire partie d’un groupe proposant une solution. Au lieu de devenir le énième maillon d’une chaîne d’une entreprise ne partageant pas leurs valeurs, ils décident ensemble d’une gestion alternative d’une entreprise de conseil en ingénierie, ALTE Coop.

Claudia Lacroix-Perron
CPA, auditrice, CA, Membre du conseil d’administration de la STM

Diplômée à la maîtrise en comptabilité publique, Claudia Lacroix Perron s’intéresse aux affaires publiques et à la démocratie participative. Passionnée de Montréal, elle poursuit un engagement soutenu depuis plus de dix ans auprès de sa ville natale. Elle a d’abord son implication en tant que membre et présidente du Conseil jeunesse de Montréal (2006-2011). Elle est la première à occuper le poste de représentante de la clientèle de moins de 35 ans au conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (2011-en cours). Au quotidien, elle travaille comme conseillère en contrôle interne pour Hydro-Québec.

Philippe De Grosbois
Enseignant en sociologie au collégial et auteur du livre Les batailles d’Internet

Philippe de Grosbois enseigne la sociologie au collégial depuis 2001. Membre de la revue À bâbord! depuis 2007, il a écrit plusieurs articles sur les enjeux sociaux et politiques du numérique. Il est aussi militant syndical dans une perspective de justice sociale et d’une plus grande démocratie. Son essai Les batailles d’Internet. Assauts et résistances à l’ère du capitalisme numérique vient de paraître chez Écosociété.

Olivier Dermers-Dubé
CoFondateur et CoPDG ÉAU

Olivier Demers-Dubé est cofondateur d’ÉAU. Il a conçu, bâti et opéré de nombreux systèmes de production alimentaire, dont la première ferme verticale en aquaponie du Québec. La mission qu’il s’est donnée est de contribuer à l’autonomie alimentaire en concevant des fermes aquaponiques façonnées aux besoins culturels, alimentaires et économiques de chaque communauté.

Détenteur de certifications en aquaponie résidentielle et commerciale au Québec et en Ontario, ses travaux de recherches et explorations entrepreneuriales en Europe l’ont amené à adapter la technologie pour répondre aux enjeux des climats nordiques, afin de servir également aux communautés issues de milieux géographiques plus arides.

En cofondant ÉAU, il souhaite contribuer à la création d’un système alimentaire plus efficient, juste et écologique dans le dessein d’être un citoyen qui participe à transformer les villes telles que nous les connaissons aujourd’hui en des villes plus résilientes et nourricières.